Constitution en RDC : le RCET-CPS de LISANGA BONGANGA conteste la CENCO et pousse Félix Tshisekedi à passer à l’action.
L e débat sur le changement de la Constitution en République démocratique du Congo continue de susciter des réactions au sein de la classe politique et sociale. Réuni en point de presse ce mardi à Kinshasa, le Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS), coordonné par Jean-Pierre Lisanga Bonganga, a pris le contre-pied de la position exprimée par la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), en soutenant ouvertement la nécessité de réviser la Loi fondamentale.
Face aux journalistes, le RCET-CPS a estimé que la Constitution actuelle, promulguée il y a vingt ans, ne répond plus aux réalités politiques, économiques et institutionnelles du pays. Pour cette plateforme politique, le contexte national et les nouveaux engagements internationaux de la RDC imposent une adaptation du cadre constitutionnel afin de mieux accompagner les ambitions de développement du pays.
Les compagnons d’Étienne Tshisekedi ont également invoqué l’héritage politique du leader historique de l’UDPS, rappelant que celui-ci avait toujours défendu l’idée d’une Constitution inspirée des travaux de la Conférence Nationale Souveraine (CNS). Selon eux, le président Félix Tshisekedi, présenté comme l’héritier politique de son père, devrait concrétiser cette vision avant la fin de son mandat.
Au-delà des considérations historiques, le RCET-CPS considère que les conditions politiques actuelles offrent une opportunité favorable à une réforme constitutionnelle. La plateforme appelle notamment à la promulgation de la loi sur le référendum déjà adoptée par le Parlement, estimant qu’elle pourrait ouvrir la voie à une consultation populaire sur cette question.
Dans une déclaration particulièrement critique, le mouvement affirme que l’actuelle Constitution serait l’héritage des négociations de Sun City et ne refléterait plus les aspirations profondes de la population congolaise. Une position qui contraste avec celle de la CENCO, laquelle a exprimé ses réserves sur toute initiative de révision constitutionnelle dans le contexte actuel.
Malgré ces divergences, le RCET-CPS a lancé un appel au calme et à la responsabilité, invitant notamment les jeunes à éviter les violences, les insultes et les tensions politiques autour de ce débat. « La Constitution sera bel et bien changée », a affirmé le mouvement, tout en exhortant la population à demeurer sereine et patriotique.
Cette sortie médiatique relance un débat qui continue de diviser l’opinion nationale. Alors que les partisans de la réforme invoquent l’adaptation des institutions aux défis actuels, ses opposants redoutent une remise en cause de certains équilibres démocratiques. Une chose est certaine : la question constitutionnelle s’impose désormais comme l’un des principaux enjeux politiques de la RDC à l’approche des prochaines échéances nationales.
Arnold NDUNDA
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