Dialogue national : Après James Swan, le RCET-CPS clarifie sa position
L e débat sur le dialogue national inclusif prend une nouvelle tournure en République démocratique du Congo. Après l’appel lancé par James Swan, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et chef de la MONUSCO, devant le Conseil de sécurité le 29 septembre à New York, le Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS) réaffirme son soutien au processus initié par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Devant le Conseil de sécurité, James Swan a appelé à un dialogue « inclusif », avec une large participation des parties prenantes et des facilitateurs bénéficiant de leur confiance. Il a également exhorté les acteurs congolais à privilégier le consensus et le dialogue pour dépasser leurs divergences politiques.
Une intervention qui n’est pas passée inaperçue au sein du RCET-CPS.
Dans sa réaction, cette organisation politique affirme avoir suivi avec attention l’intervention du responsable de la MONUSCO. Elle met notamment en avant les questions liées au dialogue national, aux processus de Washington et de Doha, à la crise sécuritaire dans l’Est, à l’AFC/M23 et aux FDLR, mais aussi aux droits humains, à la situation humanitaire et à l’épidémie d’Ebola.
Le dialogue, priorité du RCET-CPS
Pour le RCET-CPS, le dialogue national annoncé par Félix Tshisekedi doit être considéré comme un cadre devant contribuer à la paix, à la cohésion nationale et à la refondation de l’État.
Le mouvement rejette toutefois toute assimilation entre le dialogue intercongolais de Sun City, organisé sous Joseph Kabila, et le processus actuellement envisagé sous Félix Tshisekedi.
Dans son analyse, le RCET-CPS estime que les deux contextes politiques ne sont pas comparables, notamment en raison de la situation institutionnelle actuelle.
Qui autour de la table ? Le RCET-CPS pose ses conditions
Sur la participation au dialogue, le RCET-CPS affiche une ligne claire.
L’organisation dit souscrire aux orientations défendues par le chef de l’État concernant notamment la composition des participants, le lieu, la facilitation et la durée du processus.
Elle estime cependant que certaines catégories d’acteurs ne devraient pas être admises à la table des discussions, notamment les personnes qu’elle accuse d’avoir pris les armes contre la population congolaise, celles qui, selon elle, ne condamnent pas l’agression rwandaise contre la RDC, ainsi que celles qui ne reconnaissent pas les institutions établies.
Une position qui place la question de l’inclusivité au cœur d’un débat plus large : qui doit participer au dialogue et quelles limites doivent encadrer cette participation ?
« En démocratie, on ne prend pas le pouvoir par les armes »
Le RCET-CPS appelle par ailleurs les Congolais à s’approprier le processus annoncé par le chef de l’État.
Pour cette organisation, le dialogue doit rester orienté vers la recherche de la paix, de la cohésion nationale et de la refondation de l’État.
Le mouvement réaffirme, dans ce contexte, son principe : « En démocratie, on ne prend pas le pouvoir par les armes. »
Alors que l’appel de James Swan remet le dialogue national au centre du débat politique congolais, le RCET-CPS entend donc soutenir le processus tout en défendant des critères précis sur les acteurs appelés à y prendre part.
Arnold NDUNDA
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