Kikwit : le quartier Kanzombi coupé du reste de la ville après une pluie diluvienne, les travaux routiers à l’arrêt inquiètent la population
D ans la ville de Kikwit, la situation devient critique au quartier Kanzombi. Une pluie diluvienne qui s’est abattue dans la nuit de mardi a provoqué d’importants dégâts, emportant une partie de la principale route reliant ce quartier au centre-ville. Résultat : cette voie stratégique est aujourd’hui coupée en deux, rendant l’accès quasiment impossible pour les habitants.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les eaux de ruissellement ont creusé une large brèche, détruisant le passage et isolant de fait toute une partie de la population. Les images d’illustration consultées montrent une route complètement ravinée, impraticable tant pour les piétons que pour les véhicules. Cette situation complique fortement les déplacements, notamment pour les activités économiques, l’accès aux soins de santé et à l’éducation.
Ce drame intervient alors que des travaux de réhabilitation de cette route longue d’environ dix kilomètres avaient été lancés au mois de mars dernier. Une initiative qui avait suscité beaucoup d’espoir parmi les habitants de Kanzombi, longtemps confrontés à l’enclavement et à l’état de délabrement avancé des infrastructures routières.
Cependant, sur le terrain, le constat est alarmant : depuis le lancement officiel, aucun progrès significatif n’est visible. Les engins ont disparu et les travaux semblent à l’arrêt complet. Une situation qui alimente frustration et colère au sein de la population locale.
Par ailleurs, certains députés nationaux et provinciaux s’étaient attribué le mérite du démarrage de ces travaux, mettant en avant leurs prétendus efforts pour répondre aux besoins de la population. Mais aujourd’hui, de nombreux habitants dénoncent ce qu’ils considèrent comme une récupération politique, accusant ces acteurs de chercher davantage à soigner leur image qu’à garantir l’aboutissement effectif du projet.
Face à cette urgence, les habitants de Kanzombi lancent un appel pressant aux autorités compétentes afin qu’une intervention rapide soit engagée. Ils demandent non seulement la reprise immédiate des travaux, mais aussi des mesures d’urgence pour rétablir la circulation et éviter une paralysie totale de cette partie de la ville.
Cette situation relance, une fois de plus, le débat sur la qualité du suivi des projets d’infrastructures en République démocratique du Congo, où de nombreux chantiers annoncés peinent à être menés à terme, au grand détriment des populations bénéficiaires.
Rédaction || MC