🕒 Chargement date... 💵 Chargement... 💶 Chargement... ₿ Chargement...
Logo MwindaCongo

RDC : LISANGA BONGANGA active les mécanismes pour une nouvelle Constitution

📅 19 March 2026 ✍️ jonasndunda1@gmail.com 🏷️ Catégorie : Politique
RDC :  LISANGA BONGANGA active les mécanismes pour une nouvelle Constitution

À l’issue d’un point de presse hebdomadaire organisé ce jeudi 19 mars 2026, le Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS) a franchi une nouvelle étape dans son plaidoyer pour une refondation institutionnelle. La plateforme politique a annoncé la mise en place d’une commission chargée d’activer les mécanismes devant conduire à un changement de la Constitution en République démocratique du Congo.

Image supplémentaire Image supplémentaire

Dans une déclaration au ton résolument politique, le Rassemblement s’inscrit dans l’héritage du feu Étienne Tshisekedi wa Mulumba, figure historique de l’opposition congolaise, dont il revendique la vision d’un État réformé et affranchi des pesanteurs héritées des périodes de crise. Le RCET-CPS estime que la Constitution du 18 février 2006, issue d’un compromis politique au sortir des conflits armés, ne répond plus aux exigences actuelles de gouvernance, de souveraineté et de stabilité.

S’appuyant sur la légitimité issue des urnes, la plateforme considère que le Président de la République, Félix Tshisekedi, dispose du fondement politique nécessaire pour impulser une telle réforme. Une position qui s’inscrit dans un débat plus large, observé dans plusieurs démocraties africaines, où les révisions ou changements constitutionnels suscitent à la fois attentes et controverses quant à leur opportunité et à leurs implications sur l’équilibre des pouvoirs.

Dans son argumentaire, le RCET-CPS dresse un réquisitoire contre le texte fondamental actuel, évoquant notamment son origine liée à un consensus entre anciens belligérants, le verrouillage de certaines dispositions jugées rigides, ainsi que des insuffisances en matière de définition et de protection de l’intégrité territoriale. Jean-Pierre LISANGA BONGANGA,  souligne également l’absence de consensus national lors de son adoption et critique certaines révisions ultérieures, en particulier celle de 2011, considérée comme politiquement contestée.

Au-delà de ces considérations, l’initiative est présentée comme un levier stratégique pour rompre avec les cycles récurrents d’instabilité. Dans un pays confronté à des défis sécuritaires persistants dans sa partie orientale, notamment avec l’activisme du M23, la question de la réforme constitutionnelle s’inscrit dans une réflexion plus globale sur la consolidation de l’État et la restauration de son autorité sur l’ensemble du territoire.

La commission annoncée aura pour mission d’engager la procédure de saisine du Parlement, première étape d’un processus qui, en l’état du droit, reste encadré par des dispositions constitutionnelles strictes. Toutefois, au-delà du cadre juridique, c’est bien la question de l’inclusivité et de la légitimité populaire qui se pose, dans un contexte où certaines zones du pays échappent encore au contrôle effectif des autorités centrales.

Cette initiative du RCET-CPS ouvre ainsi une séquence politique délicate, à la croisée des enjeux institutionnels, sécuritaires et démocratiques, dont l’issue dépendra autant des rapports de force internes que de la capacité des acteurs à fédérer un consensus national autour d’une éventuelle nouvelle architecture constitutionnelle.

Arnold NDUNDA 

081 941 7337 

Partager cet article :