7 ans déjà : Antoine GIZENGA, un géant oublié dans son dernier repos
A ujourd’hui marque le septième anniversaire de la disparition d’Antoine Gizenga, ancien Premier ministre, compagnon fidèle de Patrice Lumumba et figure emblématique de l’indépendance de la République démocratique du Congo. Sept années se sont écoulées depuis ce jour fatidique du 24 février 2019, et pourtant, le héros de la nation reste abandonné dans un sommeil provisoire, loin des honneurs que mérite sa mémoire.
Décédé au Centre Médical du Kinshasa (CMK), Antoine Gizenga avait été enterré à Nsele dans l’attente d’un mausolée digne de son rang. Mais les promesses du gouvernement sont restées lettres mortes. Quelques mois plus tard, son corps fut exhumé et réenterré à Buma, sa résidence privée, toujours dans l’incertitude et la précarité. Aujourd’hui, ce lieu reste un symbole cruel de l’oubli, un rappel douloureux que l’un des pères de l’indépendance n’a pas encore reçu le repos éternel qu’il mérite.
Pour les Congolais, cette attente est plus qu’un retard : elle est une injustice, une blessure à la mémoire collective. Chaque jour, le pays vit avec l’image d’un patriote qui a sacrifié sa vie pour la liberté, enterré de manière provisoire, exposé au temps et à l’oubli. L’opinion publique se demande : est-ce le manque de moyens ou la mauvaise volonté de l’État qui prive Antoine Gizenga d’un mausolée digne ?
Le média Mwindacongo lance un appel vibrant et urgent aux autorités congolaises : il est temps de tenir la promesse faite à ce géant de l’histoire congolaise. Construire un mausolée pour Antoine Gizenga, ce n’est pas seulement offrir un lieu de repos, c’est rendre hommage à un homme qui a tout donné pour son peuple et rappeler à la nation que ses héros ne sont pas oubliés.
Chaque jour sans ce lieu sacré est un jour où la mémoire de la RDC saigne en silence. Antoine Gizenga mérite enfin la paix éternelle qu’il a si courageusement défendue pour sa patrie. Le temps presse, mais l’histoire n’attend pas : honorons nos héros avant qu’ils ne disparaissent à jamais de nos mémoires.
Rédaction || Mwindacongo