🕒 Chargement date... 💵 Chargement... 💶 Chargement... ₿ Chargement...
Logo MwindaCongo

En RD-Congo, le gouvernement salue les sanctions américaines contre l’ex-président Joseph Kabila

📅 01 May 2026 ✍️ jonasndunda1@gmail.com 🏷️ Catégorie : Internationale
En RD-Congo, le gouvernement salue les sanctions américaines contre l’ex-président Joseph Kabila

K inshasa a officiellement exprimé sa gratitude envers l’administration américaine après la décision du Trésor de cibler l'ancien chef de l'État. Joseph Kabila est accusé de complicité dans l'agression rwandaise via les rebelles de l'AFC/M23.

Image supplémentaire

Le ton est à la satisfaction, mais aussi à la gravité. Dans un communiqué publié ce jeudi 30 avril 2026 par le ministère de la Communication et des Médias, le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a salué avec emphase la décision du Département du Trésor des États-Unis d’imposer des sanctions ciblées à l’encontre de l’ancien président Joseph Kabila Kabange.

​Cette mesure, pilotée par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), marque un tournant diplomatique majeur. Elle fait suite aux sanctions déjà imposées le 2 mars dernier contre les forces de défense rwandaises (RDF) et leurs officiers supérieurs. Pour Kinshasa, l'implication de l'ex-président dans l'instabilité de l'Est du pays ne fait plus de doute.

​Une « complicité » dénoncée avec l'agression rwandaise

​Le cœur de l’accusation est lourd : le gouvernement congolais lie directement Joseph Kabila à « l’agression menée et poursuivie » par le Rwanda et ses supplétifs de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et du M23. Selon les autorités congolaises, cette décision américaine constitue un « acte important en faveur de la lutte contre l’impunité ».

​Sur le plan opérationnel, ces sanctions visent à paralyser l’ancien chef de l’État en restreignant :

  • ​Sa capacité de mobilisation financière ;
  • ​La circulation de ses avoirs à l’international ;
  • ​Le soutien logistique susceptible d’alimenter le conflit.

​Un rappel de la justice nationale

​Le communiqué n’omet pas de rappeler que Joseph Kabila a déjà été condamné par la justice congolaise pour des faits qualifiés d’une « extrême gravité ». Parmi les chefs d'accusation cités figurent la trahison, la participation à un mouvement insurrectionnel, des crimes de guerre et l'atteinte à la sûreté de l'État.

​Pour le pouvoir en place à Kinshasa, ces sanctions internationales viennent corroborer les procédures nationales, alors que la crise humanitaire dans l'Est du pays continue de provoquer des déplacements massifs de populations et des destructions considérables.

​L'alignement sur les Accords de Washington

​Fait notable, Kinshasa exprime une reconnaissance explicite envers l’administration Trump pour cette décision. Le gouvernement souligne que ces sanctions s'inscrivent dans le cadre des engagements pris lors des Accords de Washington, visant à restaurer la sécurité dans la région des Grands Lacs.

​« Aucun processus de paix crédible ne peut prospérer sur l'effacement des responsabilités établies, l'impunité et l'oubli des victimes », martèle le communiqué.

​Un appel au retrait des forces rwandaises

​ Le gouvernement de la RDC réitère sa position ferme, s'appuyant sur la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies : le retour de la paix durable exige le « retrait immédiat et sans condition » des forces rwandaises du territoire congolais et la cessation de tout soutien au M23/AFC.

​Alors que l’étau se resserre autour de Joseph Kabila, cette annonce risque de crisper davantage le paysage politique intérieur, tout en consolidant l'axe diplomatique entre Kinshasa et Washington dans la gestion du conflit sécuritaire.

Rédaction || MC

Partager cet article :