Justice en RDC : Le PALU saisit la Cour de cassation pour faire respecter la loi
L e conflit de légitimité au sein du Parti Lumumbiste Unifié (PALU) franchit une nouvelle étape décisive. Ce mercredi 15 avril 2026, la direction du parti, sous l'égide de Me Didier Mazenga Mukanzu, a officiellement saisi le Parquet Général près la Cour de cassation. L'objectif de cette démarche est clair : obtenir l'implication de la haute instance judiciaire pour faire imposer le respect des décisions de justice précédemment rendu
L'exigence du respect de la chose jugée
C’est une délégation de hauts cadres, conduite par le Secrétaire Permanent Dolein Kashama, qui a déposé la correspondance officielle au secrétariat de cette institution de prestige. Pour le PALU, dont le siège social est établi sur la 4ème rue Limete Industriel, il ne s'agit plus seulement d'un litige partisan, mais d'une question de respect des institutions de la République.
Ancien Secrétaire Général destitué le 24 janvier 2024, le Professeur Willy Makiashi fait l’objet d’un jugement du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Matete datant du 25 août 2025. Cette sentence lui interdisait formellement l'usage du nom et des insignes du PALU. Pourtant, selon les responsables du parti, l'élu national continue d'ignorer cette interdiction, bafouant ainsi l'autorité du pouvoir judiciaire.
« Willy Makiashi appartient au passé »
S'exprimant à l'issue du dépôt de cette plainte, Dolein Kashama a martelé la volonté de sa formation politique de voir la force rester à la loi. Il a fermement dénoncé l'usage illégal des emblèmes du parti, qualifiant cet acte de défi inacceptable envers la justice congolaise.
« Nous demandons à la Cour de faire imposer le respect des décisions déjà rendues. La justice a parlé, et nul n'est au-dessus des lois », a-t-il déclaré, avant d'appeler les militants au calme. « Seul Me Didier Mazenga Mukanzu est reconnu par toutes les instances comme Secrétaire Général. Pour nous, Willy Makiashi appartient désormais au passé. »
Un test pour l'État de droit
Cette nouvelle offensive judiciaire intervient dans un climat politique où le Président Félix Tshisekedi ne cesse d'insister sur la restauration d'un État de droit authentique. La capacité de l'appareil judiciaire à faire exécuter ses propres arrêts est ici mise à l'épreuve.
Alors que le Ministère de l'Intérieur et les différentes instances judiciaires ont déjà confirmé la légitimité et légalité de Didier Mazenga Mukanzu pour engager le parti, l'opinion publique attend désormais de voir comment le Parquet Général près la Cour de cassation réagira pour mettre fin à cette confusion persistante.
Affaire à suivre.
Rédaction || MC