KIKWIT – SÉCURITÉ : LE CAPITAINE ANTHONY MWALUSHAYI DE RETOUR À KIKWIT APRÈS DEUX MOIS DE CONSULTATIONS
C onvoqué à Kinshasa pour consultation par sa hiérarchie, le capitaine Anthony Mwalushayi, porte-parole de l’opération Ngemba, a regagné la ville de Kikwit après un séjour de deux mois dans la capitale.
Selon des sources sécuritaires, l’officier avait été appelé à Kinshasa à la suite de déclarations publiques dans lesquelles il affirmait détenir des informations faisant état de la présence présumée de certains financiers de la milice Mobondo dans l’entourage du Chef de l’État, au sein de la Présidence de la République. Des propos qui avaient suscité de vives réactions dans l’opinion et au sein des milieux politiques.
L’opération Ngemba, engagée dans la lutte contre les groupes armés opérant notamment dans la région du Grand Bandundu, dont la milice Mobondo, joue un rôle stratégique dans la stabilisation de cette partie du pays. Les violences attribuées à ce mouvement ont, ces dernières années, provoqué des déplacements massifs de populations et des tensions intercommunautaires.
Le rappel du capitaine Mwalushayi à Kinshasa s’inscrivait, selon plusieurs observateurs, dans un cadre de clarification et d’évaluation interne, dans un contexte marqué par la sensibilité des accusations évoquant de possibles complicités au plus haut sommet de l’État.
Aucune communication officielle détaillée n’a été rendue publique à l’issue de ces consultations. Toutefois, son retour à Kikwit laisse entendre que les autorités militaires ont, à ce stade, clos cette phase d’échanges.
Sur le terrain, les opérations de sécurisation se poursuivent, alors que les forces engagées réaffirment leur détermination à restaurer l’autorité de l’État et à neutraliser les groupes armés actifs dans la région.
Ce dossier, aux implications sécuritaires et politiques notables, continue de retenir l’attention de l’opinion nationale.
Rédaction || MC