Projet de budget 2026 : Adolphe Muzito innove avec des consultations sectorielles avant l’arbitrage de la Première ministre
D ans un souci de moderniser la gouvernance budgétaire et de renforcer la transparence, le Vice-Premier ministre chargé du Budget, Adolphe Muzito, a lancé une série de concertations sectorielles inédites avec les membres du Gouvernement. Objectif : affiner les projections financières pour l’exercice 2026, en tenant compte des réalités et priorités propres à chaque ministère, avant l’arbitrage final attendu de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka.
Accompagné de son vice-ministre, Élysée Bokumwana, le patron du Budget a donné le coup d’envoi de ces échanges ce mardi en recevant la délégation du ministère des Affaires sociales et Actions humanitaires, conduite par Ève Bazaïba. À l’issue de la séance, la ministre déléguée en charge des personnes vivant avec handicap, Irène Esambo, a salué « un exercice constructif », estimant que ce cadre de discussion favorisait un équilibre entre besoins sectoriels et contraintes nationales.
La démarche a ensuite concerné le secteur de la justice. Le ministre d’État et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a insisté sur le caractère « novateur et participatif » de ces consultations.
« Cela nous a permis d’expliquer en profondeur certaines lignes de notre budget et de clarifier nos besoins », a-t-il affirmé.
Même son de cloche du côté du ministère des Relations avec le Parlement. Son titulaire, Guy Loando Mboyo, qui avait pris part à la rencontre aux côtés de son secrétaire général, s’est dit satisfait de la transparence du processus.
« Nous avons défendu notre budget avec sérénité. C’est une étape essentielle avant l’examen parlementaire et le contrôle de l’exécution », a-t-il rappelé.
Le tour est également revenu au jeune ministère de la Ville, représenté par la ministre déléguée en charge de la politique urbaine. À travers son conseiller financier, Patrick Mandundu, la délégation a plaidé pour un renforcement des moyens destinés à l’urbanisme et à l’habitat, face aux défis pressants de Kinshasa et des villes de l’arrière-pays.
Ces consultations, appelées à se poursuivre le mercredi 3 septembre, traduisent la volonté du Gouvernement de bâtir un budget plus inclusif, rationnel et en phase avec les aspirations des Congolais. Pour Adolphe Muzito, cette méthode participative doit permettre de concilier les contraintes financières avec les priorités sociales, économiques et institutionnelles du pays.
En plaçant le dialogue et l’écoute au cœur du processus budgétaire, le VPM du Budget entend donner au projet de loi de finances 2026 une dimension plus crédible, équilibrée et tournée vers l’avenir.
Arnold NDUNDA
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