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RDC – Amnesty International dénonce des exécutions et enlèvements imputés au M23

📅 20 August 2025 ✍️ jonasndunda1@gmail.com 🏷️ Catégorie : Sécurité
RDC – Amnesty International dénonce des exécutions et enlèvements imputés au M23

A mnesty International alerte sur de graves violations des droits humains imputées au mouvement rebelle M23 dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans un récent rapport, l’organisation affirme disposer d’éléments attestant de plusieurs exécutions sommaires, d’enlèvements et d’attaques contre des structures médicales entre février et mai 2025.

Selon Amnesty, cinq personnes auraient été exécutées par les rebelles, dont trois hommes à Goma ainsi qu’un père et son fils dans le Sud-Kivu. Les victimes auraient été abattues ou égorgées par des combattants du M23. L’organisation rapporte également six attaques contre des hôpitaux de Goma au cours de la même période. Des patients, des accompagnants et même des soldats des FARDC blessés et en soins auraient été enlevés ou arrêtés dans ces établissements.

Alors que se poursuivent les discussions de paix engagées à Doha entre Kinshasa et le M23, Amnesty International appelle le Qatar, pays médiateur, à exercer davantage de pression sur la rébellion afin qu’elle mette fin aux enlèvements et aux disparitions forcées.

« En outre, les États-Unis doivent exhorter l’État congolais à mettre en place un mécanisme de contrôle permettant d’identifier tout combattant de groupe armé ou membre des forces de sécurité impliqué dans des violations des droits humains », a déclaré Tigere Chagutah, directeur régional d’Amnesty International.

Le 19 juillet 2025, la RDC et le M23 avaient signé au Qatar une « déclaration de principes », avec l’appui de Doha, dans la perspective d’un accord de paix final. Ce processus devait s’inscrire dans la continuité de l’accord conclu quelques semaines plus tôt, le 27 juin, à Washington, entre la RDC et le Rwanda.

Amnesty insiste toutefois sur l’urgence de mettre fin aux abus commis contre les populations civiles, rappelant que « les noms des témoins et victimes ont été modifiés pour protéger leur identité ».

Rédaction || MC 

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