RDC : Jean-Pierre BEMBA, Vice-Premier ministre des Transports, peut-il encore convaincre ?
A près deux naufrages meurtriers qui ont emporté près de 200 vies dans la province de l’Équateur, une question brûle toutes les lèvres : Jean-Pierre Bemba, Vice-Premier ministre en charge des Transports, assume-t-il pleinement ses responsabilités ?
Un ministère des Transports fantôme ?
Pourquoi la RDC continue-t-elle de compter ses morts sur les fleuves, année après année, sans qu’aucune réforme structurelle ne voie le jour ? Pourquoi la surcharge, l’absence de gilets de sauvetage, la vétusté des embarcations et l’anarchie dans la navigation restent-ils la norme ? Où est l’action du ministère des Transports face à ces réalités meurtrières ?
Fluvial, routier, aérien : un échec généralisé ?
Peut-on encore fermer les yeux devant l’état des transports en RDC ?
- Sur le fleuve, des baleinières précaires continuent de circuler sans contrôle.
- Sur les routes, les embouteillages paralysent quotidiennement la vie économique.
- Dans le ciel, les aéroports délabrés provoquent des incidents graves, comme celui de N’Djili où l’avion présidentiel a été retardé en vol après une panne électrique.
N’est-ce pas le signe d’un secteur totalement abandonné par ses responsables ?
Jean-Pierre Bemba : poids lourd politique, mais poids plume technique ?
Jean-Pierre Bemba, ancien Vice-Président de la République, Président d’un grand parti politique… mais est-il l’homme de la situation pour redresser un secteur aussi stratégique que celui des Transports ? A-t-il une vision claire pour transformer ce domaine vital ou se contente-t-il de gérer le statu quo ?
Faut-il une sanction politique ?
L’opinion se souvient : en 2010, la ministre Marie-Laure Kawanda avait été révoquée après un naufrage. Pourquoi aujourd’hui, face à une tragédie encore plus lourde, le silence règne-t-il ? Le Parlement doit-il convoquer Jean-Pierre Bemba pour obtenir des explications ? Faudrait-il aller jusqu’à une sanction pour incompétence et négligence ?
Une réforme possible ou une fatalité congolaise ?
Au fond, la vraie question est simple : combien de morts faudra-t-il encore pour que le ministère des Transports agisse ? La réforme du secteur est-elle seulement une priorité pour le gouvernement Suminwa, ou la population doit-elle s’habituer à vivre avec la peur permanente des routes, des airs et surtout des fleuves congolais ?
Interrogation || Rédaction || MC