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RDC : L’AFFAIRE PHC, LE TEST DE VÉRITÉ QUI FAIT TREMBLER LE PALAIS DU PEUPLE

📅 27 April 2026 ✍️ jonasndunda1@gmail.com 🏷️ Catégorie : Politique
RDC : L’AFFAIRE PHC, LE TEST DE VÉRITÉ QUI FAIT TREMBLER LE PALAIS DU PEUPLE

L ’Assemblée nationale se trouve au cœur d’une tempête politique sans précédent après le dépôt d’une pétition explosive par l’homme d’affaires Kalaa Mpinga. En dénonçant l’évaporation spectaculaire des parts de l’État dans les Plantations et Huileries du Congo (PHC), le pétitionnaire place le législateur face à ses responsabilités : briser le cycle de l’impunité ou cautionner, par son inertie, la liquidation silencieuse du patrimoine national. Entre soupçons de spoliation et exigences de reddition de comptes, ce dossier s’annonce comme le véritable crash-test de la bonne gouvernance sous l’ère Tshisekedi.

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L’heure n’est plus aux murmures de couloirs ni aux joutes feutrées entre actionnaires ; avec le dépôt formel de la pétition de Kalaa Mpinga Katema, l’affaire des Plantations et Huileries du Congo (PHC) s’invite avec fracas au Palais du Peuple, imposant au législateur un véritable crash-test institutionnel. Ce dossier, loin d’être une simple querelle privée, se présente comme un réquisitoire chirurgical étayé par des annexes massives, des références juridiques précises, des procès-verbaux et une procuration spéciale qui mettent à nu les mécanismes de gestion du portefeuille de l’État. Kalaa Mpinga y dénonce une évaporation stupéfiante de la souveraineté économique : alors que l’État congolais détenait historiquement 66 733 actions de catégorie B, représentant 23,83 % du capital social de PHC, cette participation publique semble avoir été purement et simplement gommée des nouveaux statuts coordonnés de 2025.

​Ce « suspect désengagement » de l’État, s’il est avéré, dépasse largement le cadre d’un litige commercial pour devenir une spoliation du patrimoine national, touchant un actif stratégique composé de terres, d'infrastructures industrielles et de milliers d'emplois. On ne rectifie pas la présence de l’État dans une telle entreprise comme on corrigerait une virgule, et c’est précisément ici que l’Assemblée nationale est mise au pied du mur. 

​Pour répondre à ce défi, l’institution parlementaire ne peut plus se contenter d’enregistrer les dégâts ; elle doit impérativement mettre sur pied une commission d’enquête capable de traiter conjointement les dossiers PHC et Fina Log, deux fenêtres ouvertes sur un même système de liquidation silencieuse des actifs publics. Cette commission aura la lourde tâche d’auditionner l’ancien ministre Jean-Lucien Bussa, dont la défense ne peut plus reposer sur une simple rhétorique de survie, mais aussi William Bolima Bolitshi, les responsables actuels du Portefeuille et les notaires impliqués. L'exigence est claire : obtenir les statuts successifs, les avis de cession, les évaluations financières et les preuves de toute contrepartie éventuelle pour déterminer si l’État a été protégé ou méthodiquement effacé.

​Désormais, chaque minute de silence au Palais du Peuple sera interprétée comme un acte politique délibéré en faveur de l’opacité. L’Assemblée nationale doit choisir son camp : être le bouclier des intérêts du peuple ou devenir le cimetière des scandales d’État. En saisissant le Parlement, Kalaa Mpinga a forcé l'ouverture des tiroirs ; il appartient maintenant aux députés de prouver que l'État n'est pas une simple caisse d'actifs à brader, mais un patrimoine à défendre.

Rédaction || MC 

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